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Un mois de socialisme, 1% de la richesse nationale dépensée

Voici la première facture du Président socialiste :

1. Augmentation de 25% de l’allocation de rentrée scolaire : 400 M€ (2 Mds€ sur le quinquennat)

Notons ici que cette mesure ne pourra pas être financée au titre de l’année 2012, comme le prétend le gouvernement. En effet, l’abaissement du plafond du quotient familial, censé financer la mesure par redéploiement, ne jouera qu’au titre des revenus perçus en 2012 et donc imposés en 2013, sauf à prendre une mesure rétroactive difficilement acceptable.

2. Coup d’arrêt au non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux : 500M€ (2,5Mds€ sur le quinquennat) Ce chiffrage tient compte de l’arrêt des mesures catégorielles. On estime que l’économie nette du « 1 sur 2 » serait de l’ordre de 350M€, auxquels il convient d’ajouter 150M€ au titre des protocoles déjà signés. Ajoutons que l’arrêt du retour catégoriel couplé à la fin de l’exonération des heures supplémentaires dans la fonction publique va entraîner une perte de pouvoir d’achat des fonctionnaires et conduire le gouvernement socialiste à se poser la question de l’évolution du point d’indice de la fonction publique. Ce serait une folie : 1% d’évolution sur le point d’indice, c’est tout de suite 1,5Md€ en plus !

3. Impact de la hausse du SMIC : 1 Md€ (5Mds€ sur le quinquennat) Outre son impact négatif sur la compétitivité de nos entreprises et sur l’emploi, la hausse du SMIC a bien entendu un impact considérable sur l’ensemble des comptes publics. On estime en effet qu’une hausse du SMIC de 1% aurait un impact de 700M€ sur le calcul des allègements généraux de charges sur les bas salaires (Source : DARES, 2008) et à 300M€ sur les 900 000 agents de la fonction publique d’Etat qui sont rémunérés au SMIC, sans compter les effets sur la fonction publique territoriale et hospitalière.

4. Décret sur les retraites : 11Mds€ à l’horizon 2017 (avec application de la mesure aux autres régimes de retraite : AGIRC-ARRCO, régimes de fonctionnaires, régime alignés, etc.) Le coût de cette réforme devrait être au final bien plus élevé pour les salariés et les contribuables, selon que l’on retient le nombre de trimestres cotisés ou ceux simplement validés. Surtout, l’évaluation à 5Mds€ par an à l’horizon 2017 est manifestement minorée si l’on applique la mesure non seulement au régime général (CNAV) mais également aux autres régimes de retraites (AGIRC-ARRCO, régimes de fonctionnaires, régimes alignés, etc.)

Au total, ce sont plus de 20Mds€ (soit 1 point de PIB) que compte dépenser le président socialiste dès les premiers mois de son quinquennat alors que la priorité devrait être mise sur la réduction de nos dépenses publiques, comme le font tous nos partenaires.

En plus de cela, il faudra ajouter 12 milliards d’euros (1,2 point de PIB) de nouvelles dépenses annoncées dans le programme socialiste : aide à l’industrie et à la relocalisation : 2,5Md€ ; aide aux PME et aux entreprises de taille intermédiaire : 2,3Md€ ; crédit impôt recherche 0,2Md€ ; 500 000 contrats génération : 2,3Md€ ; 150 000 emplois d’avenir : 2Md€ ; sécurisation des parcours professionnels : 1Md€ ; Allocation d’étude et de formation : 0,6Md€ ; Divers et pouvoirs d’achat : 2Md€.

Il ne faudra pas deux ans, comme en 1981, pour que ce choix de l’isolement et de la dépense inconsidérée ne se confronte à la réalité. François HOLLANDE n’aura alors que deux options : augmenter massivement les impôts à la rentrée ou simplement renoncer.

Jean-Claude Mignon

Auteur: Jean-Claude Mignon

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