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Une rentrée avancée pour un gouvernement qui recule

Palais BourbonEn cette fin d’été, le ciel bleu sous lequel François Hollande avait été élu le 6 mai se couvre peu à peu de nuages. Les vents contraires deviennent si forts que le Gouvernement de Jean-Marc Ayrault a décidé d’avancer l’ouverture de la session extraordinaire à l’Assemblée nationale au 10 septembre. L’immobilisme, la cacophonie et les reculades, qui constituent le bilan de ces trois mois au pouvoir, ont fini de décevoir jusqu’au sein de la majorité où les Verts et l’aile gauche du PS ne se cachent plus pour émettre des critiques. Je tenais, à l’orée de cette rentrée parlementaire pleine d’enjeux, à vous présenter l’état d’esprit dans lequel je l’aborde pour défendre les valeurs que nous partageons.

Devant une majorité qui met à mal le travail que nous avons réalisé pendant cinq ans il est évident que nous ne resterons pas immobiles. Si je me refuse à tomber dans une critique excessive, à employer des mots injurieux et à user de raccourcis faciles je peux écrire ici que je serai d’une vigilance absolue. Dès que la majorité sera prise en faute je le dirai. Car on ne peut pas gagner des élections sur un mensonge, celui qui consiste à proposer un programme comme si aucune crise économique n’existait, et demander de l’indulgence. J’avais pointé durant la campagne législative les tromperies adverses et je peux assurer à tous ceux qui m’ont accordé leur confiance que je poursuivrai cette action à la rentrée.

Cependant, je ne compte pas m’enfermer dans ce seul rôle d’opposant. Le travail préalable au vote - lors des débats ou en commission - permet de peser, certes à la marge, sur les textes de loi adoptés. Dès lors pour m’inscrire dans une opposition constructive, et parce que je crois à l’addition des intelligences, je serai force de proposition en posant des questions écrites ou orales, en intervenant régulièrement en séance, en soumettant des propositions de loi et de résolution, en défendant des amendements et en participant à l’écriture de rapports. Dans les domaines de compétence qui sont les miens, je siège au sein de la commission des affaires étrangères ainsi qu’au sein de celle des affaires européennes, je suis déterminé à faire entendre mon point de vue sans retenue ni concession.

Enfin c’est avec un immense bonheur que je poursuivrai mon mandat de Président de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe. J’emploie à dessein le mot « bonheur » car par son mode de prise de décision, collégiale et dépolitisé, cette instance offre un mode de travail qui casse avec l’esprit partisan qui fige parfois notre politique nationale dans un formol idéologique néfaste pour le pays. Au sein de cette institution, et en ma qualité de Président, je serai un observateur attentif au respect des Droits de l’homme et du processus démocratique en Europe. Certaines situations, inquiétantes de ce point de vue, méritent d’être observées avec attention et solutionnées avec diplomatie. C’est donc un esprit combatif qui m’anime en cette rentrée parlementaire. La situation le commande.

Jean-Claude Mignon

Auteur: Jean-Claude Mignon

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