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L’Assemblée nationale vote l’accord européen relatif à la situation grecque.

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Le 15 juillet s’est tenu un débat au sein de L’Assemblée nationale à l’issue duquel les parlementaires étaient appelés à se prononcer sur l’accord européen relatif à la Grèce. Après plus de 220 milliards accordés au titre des deux premiers plan d’aide, sans compter l’effacement de plusieurs dizaines de milliards d’euros de dettes privées, l’Europe renouvelle sa solidarité à l’égard de la Grèce avec l’approbation d’un troisième plan de plus de 80 milliards.

L’Europe apporte une nouvelle fois son soutien à un gouvernement grec qui, dans le passé, a truqué ses comptes publics et qui, depuis six mois, a stoppé le processus de réforme en pensant se soustraire aux règles européennes et s’abstraire de la signature de son propre pays.

Afin d’éviter que l’histoire ne se répète, la zone euro a su, après d’âpres négociations, imposer des contreparties drastiques à cette assistance financière. Je me réjouis de l’adoption d’un tel accord, en ce qu’il va permettre à l’État grec de se rapprocher du standard des États européens, notamment pour réformer son administration, collecter l’impôt, et établir des statistiques transparentes et fiables.

Cependant, j’émets quelques réserves quant à la mise en œuvre effective de cet accord. En effet, M. Tsipras a accepté des conditions plus sévères que celles qu’avait refusées son peuple par référendum. Lui-même déclarait ne pas croire en l’accord qu’il avait signé.

Il lui appartient désormais d’engager les difficiles réformes nécessaires au redressement du pays, réformes auxquelles d’autres Etats européens ont été confrontés. Il est temps que la Grèce restaure durablement la confiance mise à mal depuis plusieurs années.

Je reste vigilant même si les déclarations du Premier Ministre grec semblent aller dans la bonne direction, qu’il s’agisse des réformes budgétaires, de la création d’un fonds de privatisation affecté à la recapitalisation des banques grecques, au remboursement de la dette et au financement des investissements, ou encore du refus de l’effacement de la dette.

Sachez que j’ai voté pour cet accord dans les conditions où Monsieur le Premier ministre s’est engagé à nous fournir l’accord définitif avec la Grèce et que soit mis en place un groupe de suivi dudit accord entre le Gouvernement et la commission des finances de notre Assemblée.

Jean-Claude Mignon

Auteur: Jean-Claude Mignon

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