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Conseil de l’Europe : la lutte impérieuse contre la traite des êtres humains.

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L’Europe confrontée à la plus grave crise migratoire de son histoire et ce depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale doit réagir.

Il est de notre responsabilité de répondre avec efficacité aux différents aspects que revêt cette crise. Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, il est urgent de répondre à la catastrophe humanitaire qu’occasionne cette dernière, offrant alors aux réfugiés, migrants et personnes déplacées les meilleures conditions d’hébergement qu’il soit.

C’est pourquoi, je salue la mise en place de nouveaux dispositifs d’accueil d’ici la nouvelle année. Mais ne nous méprenons pas ! Cela ne suffira pas à contenir la crise.

Il est fondamental de pouvoir se donner les moyens de gérer les flux migratoires et de les contrôler de manière à éviter un autre aspect de la crise, aspect dont on ne parle que trop peu, tant il est insidieux et peu lisible. La montée de la xénophobie, de ce sentiment de haine et de peur à l’égard de l’étranger qui s’instille pernicieusement dans nos démocraties devenant témoin d’un spectacle déplorable, celui de la destruction de camps de réfugiés chez nos voisins allemands par exemple.

Nous ne pouvons rester immobiles ! Le temps où la simple gestion de l’urgence satisfaisait est révolu. Ne subissons plus, agissons !

Et pour se faire, nous devons commencer par respecter nos engagements internationaux et lutter fermement contre le développement prospère de réseaux de passeurs qui utilisent à des fins pécuniaires, le désespoir et la misère des gens !

Ces activités inhumaines et illégales sont juridiquement assimilables à de la traite d’êtres humains, eu égard à la Convention du Conseil de l’Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains. Entrée en vigueur le 1er février 2008, elle vise à prévenir la traite des êtres humains, protéger les victimes de la traite, poursuive les trafiquants et promouvoir la coordination d’actions nationales et la coopération internationale.

Soyons les portes paroles de cette Convention favorisant la ratification de cette dernière par le plus grand nombre. Que les Etats non membres du Conseil de l’Europe suivent l’exemple du Bélarus, premier Etat non membre du Conseil de l’Europe à avoir ratifié cet instrument juridique à valeur contraignante.

Contraignante au sens qu’un dispositif de suivi des Etats ayant ratifié le texte de la Convention est mis en œuvre par un groupe d’experts sur la lutte contre la traite des êtres humains (GRETA). Il est chargé de veiller à la bonne mise en œuvre de la Convention par les Etats parties.

A l’issue de la rédaction de rapports d’évaluation, le GRETA élaborent des recommandations à l’attention des Etats parties pour les aider à mettre en œuvre ladite Convention et renforcer leurs actions pour ceux qui ne respecteraient pas pleinement les mesures contenues dans celle-ci.

Grâce à cette procédure, le GRETA fait de ce mécanisme de suivi indépendant l’un des points forts de la Convention.

Voici le lien du site internet du Conseil de l'Europe, sur lequel vous trouverez tous les domaines d'actions de cette organisation à vocation internationale: http://www.coe.int/web/portal/home

Jean-Claude Mignon

Auteur: Jean-Claude Mignon

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